Une cité avec, pour et par les jeunes

Aspect théorique

Le projet consiste en une étude de désirabilité autoportée par des jeunes issus de milieux diversifiés et réalisée dans l’espace public.

Elle nécessite de surcroît une réflexion/action (conceptualiser/faire/œuvrer/produire) d’équipe croisée, couplée à une mobilité inhabituelle.

L’objectif (auto-défini) est d’inventer/rêver une « Cité de la Jeunesse » qui serait un espace/atelier d’incubation pour un imaginaire sociétal neuf ou renouvelé.

A terme, et à travers cet outil construit avec et par les jeunes, la finalité globale est de promouvoir dans les faits les conditions optimales d’une « autopoièse » chez le jeune d’une faculté à :

  • Accéder à une reconnaissance sociale : confiance en soi, estime de soi, respect de soi (et donc de l’autre)
  • Exiger l’égalité et la justice sociale, conditions préalables de la reconnaissance Prétendre à une autonomie de vie conforme à ses désirs créateurs et porteurs de sens
  • Affirmer, envers et contre tout, sa capacité à l’analyse rationnelle critique et à l’action individuelle et collective.

En résumé, la « Cité de la Jeunesse » idéale entendrait contribuer à l’émancipation globale de l’adolescent en lui fournissant des voies d’accès à une autonomie sociale.

Aspect pratique

Le résultat final du projet se traduirait sous forme d’un triptyque qui comprendrait :

  • Une exposition, dans un endroit culturel prestigieux de la RBC, qui présenterait l’ensemble des productions conceptuelles, artistiques, architecturales,… « œuvrées » par les jeunes au cours de leur processus de réflexion / recherche / action
  • Un cahier de revendications destiné au monde politique et à la société civile concernant leur vision du dialogue interculturel, de la diversité et de la cohésion dans leur « Ville-Région »
  • Des propositions concrètes relatives à la faisabilité / désirabilité d’une « Cité de la Jeunesse » que les jeunes seraient heureux d’investir et d’auto-organiser quotidiennement.

Ceci semble essentiel car, ainsi que les anthropologues P. Jamoulle et J. Mazzocchetti nous y invitent, il convient d’insister sur l’importance des objectifs de production :
« L’écoute, la parole ne suffisent sans doute pas, il importe de produire ensemble, que ces productions soient sujettes à interprétation, susceptibles d’être débattues, présentées à un public. La dimension d’interpellation sociale et politique donne du sens à l’ensemble du processus. » (JAMOULLE Pascale & MAZZOCCHETTI Jacinthe, « Adolescents en exil », Ed. Academia-Harmattan, 2011)

Il conviendrait, selon nous, de communiquer (via l’ensemble des médias disponibles, y compris NTIC) sur un projet qui pose, avec et par les jeunes, les bases d’un changement paradigmatique d’imaginaire social.

La 1re étape de cette ambitieuse initiative consiste en une étude de désirabilité menée par un panel de jeunes représentatif de la diversité bruxelloise, ceci par rapport à un futur atelier d’incubation pour un nouvel imaginaire sociétal instituant qui pourrait s’intituler « Cité de la Jeunesse ».