Promo Jeunes offre aux moins de 31 ans la possibilité
de participer gratuitement à une panoplie d’activités.
Ces activités, pour-avec-par les jeunes, concernent les domaines sportifs, scolaires, festifs, culturels et artistiques.

OBJET SOCIAL

L’association, reconnue en Secteur Jeunesse et agrée depuis janvier 2015 en tant qu’Organisation de Jeunesse, a pour finalité de contribuer à l’émancipation, l’épanouissement et au développement d’une citoyenneté responsable des jeunes, tout en favorisant une participation démocratique et collectivement solidaire à leur environnement sociétal, notamment social, économique, politique et culturel.

La stratégie développée par l’association repose sur les principes d’éducation, d’apprentissage et d’échange non formels et informels appliqués dans des perspectives d’égalité, de fraternité ainsi que de cohésion, harmonie, convivialité et mixité sociales.

Ces principes impliquent de bâtir, dans la durée, des relations d’échange qui permettent des interactions positives, créatives et critiques entre les participants et entre ceux-ci et leur environnement social ; interactions susceptibles de favoriser une appréhension globale de la société, mêlant conjointement expérience individuelle et collective.

La concrétisation de cette stratégie s’opère, depuis plus de 20 ans, au travers d’activités à caractère socioculturel, socio-éducatif, socio-sportif, ludique, festif...

DYNAMIQUE D’ACTION

En tant qu’Organisation de Jeunesse, PROMO JEUNES s’inscrit pleinement dans une politique « progressiste » de Jeunesse dont les principes et objectifs consistent à :

• Soutenir la capacité d’action et d’engagement solidaire des jeunes ;

• Reconnaître la diversité des compétences des jeunes et les valoriser ;

• Réduire les inégalités socioéconomiques et prévenir leur impact sur le parcours des jeunes ;

• Offrir aux jeunes les meilleures conditions pour s’orienter aux niveaux scolaire et professionnel ;

• Permettre aux jeunes en phase d’expérimentation et de transition d’accéder à l’autonomie en leur offrant les meilleures articulations entre le monde scolaire, la société active et le monde professionnel ;

• Stimuler la sensibilisation aux divers enjeux de société (environnementaux, sociaux, économiques, de citoyenneté, culturels,…) par et à destination des jeunes ;

• Prendre en considération les spécificités du milieu de vie des jeunes et mobiliser les acteurs au niveau territorial le plus adéquat ;

• Valoriser l’image des jeunes et leurs actions citoyennes.

La notion « progressiste » implique qu’il faille envisager notre action non « comme palliative, qui accompagne les changements dictés par la capitalisme financier en tentant d’en adoucir les effets dévastateurs » [1] mais comme porteuse d’une pensée critique susceptible d’agir sur les désirs humains « socialement institués » par la culture.

CADRE THEORIQUE

Son socle axiomatique repose sur 4 a priori.

Il s’agit là d’un choix de société mûrement réfléchi et explicitement assumé.

1. A PRIORI ETHIQUE

Notre démarche est guidée par les fondements de la morale agnostique et de la laïcité.

La morale agnostique repose sur une pensée qui « a pour finalité la primauté de l’homme, pour instrument la raison et pour méthode le libre examen. Elle refuse toute vérité révélée et tout argument qui n’a pour lui que l’autorité [2]. »

Le principe de laïcité distingue ce qui est de tous, le public, et ce qui est de plusieurs, le communautaire. Il peut se résumer dans la formule de R. Debray : « La foi oui. La foi qui fait loi, non [3] ».

2. A PRIORI SOCIOLOGIQUE

Il consiste à envisager le rapport individu/société selon le modèle de l’individualisme méthodologique complexe qui consacre l’idée d’une « autotranscendance » du social qui « tient dans la coexistence apparemment paradoxale des deux propositions suivantes :

1. Ce sont les individus qui font, ou plutôt « agissent », les phénomènes collectifs (individualisme) ;

2. Les phénomènes collectifs sont (infiniment) plus complexes que les individus qui les ont engendrés, ils n’obéissent qu’à leurs lois propres (auto-organisation).

Tenir ensemble ces deux propositions permet de défendre la thèse de l’autonomie du social – l’autonomie de la société et l’autonomie d’une science de la société, c’est-à-dire sa non réductibilité à la psychologie – tout en restant fidèle à la règle d’or de l’individualisme méthodologique : ne pas faire des êtres collectifs des substances ou des sujets. [4] »

3. A PRIORI ANTHROPOLOGIQUE

Compatible avec le précédent au sens où il l’englobe, il s’agit du paradigme du don qui oppose la règle sociale primordiale que M. Mauss nomme « la triple obligation de donner, recevoir et rendre [5] » à la pensée utilitariste basée sur l’intérêt.

La définition socio-anthropologique du don étant : « Toute prestation de biens ou de services effectuée, sans garantie de retour, en vue de créer, entretenir ou régénérer le lien social. Dans la relation de don, le lien importe plus que le bien. [6] »

4. A PRIORI EPISTEMOLOGIQUE

Complémentaire aux deux précédents, il consiste en une appréhension « constructiviste » du savoir et de la connaissance reposant sur le postulat de J. Piaget qui affirme que « l’intelligence organise le monde en s’organisant elle-même. [7] »

Il en découle que « la conception que tout individu a du monde est et reste toujours une construction de son esprit, et on ne peut jamais prouver qu’elle ait une quelconque autre existence. [8] »

De ce choix découlent des conséquences éthique et esthétique – essentielles pour la problématique de l’adolescence que nous abordons – bien mises en évidence par H. Von Foerster et qu’on peut condenser sous forme de deux impératifs : « L’impératif éthique sera : agis toujours de manière à augmenter le nombre des choix possibles. Et l’impératif esthétique : si tu veux voir, apprends à agir. [9] ».